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Le problème posé par les EnR (hors hydraulique et géothermique ) est leur caractère intermittent qui nécessite des moyens de stockage et des capacités de remplacement rapidement disponibles .

Une étude de l’association Ecrin envisage diverses solutions de stockage techniquement réalisables :

http://ecrin.asso.free.fr/pdf/energies.pdf

pompage hydraulique (rendement 65-70%), air comprimé stocké dans des poches souterraines

couplage avec le stockage de gaz naturel en profondeur ou avec des procédés de stockage de gaz liquéfié, stockage chimique (batterie :jusqu’à plusieurs milliers de kwh ;on attend encore de grands progrès) , stockage thermique sur réfractaire (à développer),stockage avec hydrogène et pile à combustible (Pac) voir plus loin

 

     

Quel peut être leur impact sur l’environnement ?

 le solaire et la géothermie ne présentent aucun inconvénient pour l’environnement.

La concentration en éoliennes pose des problèmes de nuisances esthétiques et sonores (relatives car elles sont dans des sites isolés) ;cela peut entraîner aussi des nuisances pour les oiseaux et des dangers pour la navigation sur les sites maritimes ; l’installation d’éoliennes peut aussi accélérer la privatisation de l’électricité .

L’utilisation accrue de la biomasse ou des biocarburants nécessitera une gestion rigoureuse et prudente des forêts et des sols pour éviter les risques de pollution et surexploitation.

L’incinération des déchets doit veiller à supprimer toutes émissions nocives type dioxines ou métaux lourds.

Le développement de l’hydraulique doit se faire en respectant l’écosystème des rivières

Qu’en est-il des perspectives technologiques parfois évoquées : nucléaire, hydrogène .

 Le nucléaire présente trois inconvénients sérieux : le risque technologique « Tchernobyl », la gestion des déchets et le risque de prolifération ; en contrepartie il offre deux avantages :possibilité d’une offre importante et continue pour les 50 années à venir, perspectives de développement technologique augmentant la production et renforçant sa pérennité (surgénérateur, fusion, thorium). les deux premiers sont d’autant plus graves que leur nuisance éventuelle s’étalerait sur plusieurs générations ; cependant l’éventualité d’un Tchernobyl bis avec diffusion dans l’atmosphère paraît très improbable en période « normale » : confinement des réacteurs, normes strictes de sécurité, formation des personnels , mais que se passerait-il en période de graves crises économiques et sociales comme ce fut le cas en ex Urss ? Paradoxalement les déchets les plus radioactifs ne sont pas ceux qui m’inquiètent le plus, ils sont confinés, bien repérés, dans des volumes gérables, le plus simple est encore de les laisser en surface et au sec. Le danger me paraît être davantage du côté des déchets peu radioactifs et des transports de produits fissiles qui risquent de s’évanouir dans la vaste nature . Quand au risque de prolifération il n’échappera à personne que c’est dans les périodes de crise qu’il sera le plus grand et que c’est là un domaine qui relève davantage de la géopolitique que de l’énergétique. Là où la situation se complique c’est que si on sort du nucléaire le risque de se voir confronté à des crises majeures augmente considérablement et par là même les risques précédents grandissent d’autant! Cornélien !

L’option nucléaire ne peut être qu’un choix transitoire en attendant le développement des Enr ou d’éventuelles avancées en terme de fusion ;le risque principal du nucléaire est peut être alors qu’il fournit un alibi pour ne rien faire et persister dans l’illusion d’une croissance et d’une abondance illimitées !

L’hydrogène est souvent citée comme carburant du futur dans des piles à combustible (Pac).Il faudrait alors le produire par électrolyse ce qui nécessiterait des ressources supplémentaires en électricité . Enfin la pile à combustible nécessite des métaux rares, par exemple du platine, pour lequel un seul pays assure 70% de la production mondiale : l'Afrique du Sud. Cette production mondiale a totalisé 166 tonnes  en 2001. Aujourd'hui il faut environ 100 grammes de platine pour faire une pile à combustible de voiture, mais nous allons nous placer dans le cas de figure où seuls 30 grammes par pile seraient nécessaires,. La production mondiale de platine permettrait alors de fabriquer 5 millions de voitures par an. Il faudrait donc 120 ans pour transformer le parc mondial actuel (600 millions de voitures) .Il ne sera donc pas possible d’étendre le procédé à l’ensemble du parc. Le rendement global de la chaîne hydrogène est de l’ordre de 25 % et les coûts de transport et de stockage sont élevés .L’économie hydrogène +nucléaire n’est certainement pas la solution miracle du futur qui permettrait de pérenniser les gaspillages actuels.

     (Les réserves mondiales prévues pour le cuivre, le plomb et le zinc sont inférieures à trente ans de production, les réserves de nickel sont de soixante ans. Seules les réserves de bauxite, à l'origine de l'aluminium, sont importantes (deux siècles). Le lithium, le thorium existent en abondance à des prix « supportables » ; les réserves d’uranium sont de l’ordre d’une soixantaine d’années .)

BILAN 

Prenons une hypothèse médiane : 51,5 Mtep , 300 Twh  d’Enr, qui demanderait déjà de très gros efforts financiers ; pour maintenir le niveau actuel il nous manque donc 73,5 Mtep (therm. et chim.)et 180 Twh elect.**.Quelle peut être une consommation énergétique française sobre compatible avec ces ressources ?

 

 

Pour le chauffage cela implique une économie de 42%par rapport à 2004 comprenant une meilleure isolation, une plus grande utilisation de la cogénération et des réseaux de chaleur, une prise en compte importante du solaire thermique passif et actif dans le logement neuf avec des surcoûts de l’ordre de 15%* et une diminution de la température moyenne de 1 à 2 degré (*cet investissement est vite amorti par le gain en consommation : il peut ne pas être subventionné hormis des prêts à taux 0).

Pour l’électricité l’économie de 30% peut être obtenue par des évolutions technologiques « normales » dans le cadre de normes plus contraignantes et nécessitera  de gros efforts de pédagogie pour arriver à un usage citoyen de l’énergie .(voir plus loin)

Pour le poste industrie manufacturière –alimentaire il est à prévoir une part plus grande de l’électricité et des gains en efficacité mais il sera difficile de baisser le niveau de consommation dans un contexte de croissance ;tablons sur une baisse  de 25%de cette consommation , soit un niveau global de 31 Mtep .Il restera un volant de l’ordre de 10 Mtep d’hydrocarbure correspondant  à la fabrication de matériaux issus du pétrole (plastique, engrais, solvants…). Il faudrait alors 167 Twh électrique .Des progrès sont possibles dans la gestion des matières : recyclage, allègement, durabilité et dans la gestion de l’énergie

Pour les transports on espère une baisse du tiers soit un total de 33Mtep dont 56 Twh électrique en favorisant les transports en commun, en diminuant les consommations et en améliorant les plans d’urbanisme .

Pour le bilan global il nous manque alors 83 Twh et il nous faudra 23 Mtep de fossiles .

 **    En réalité le problème se complique du fait du caractère intermittent du solaire et éolien qui impose soit un stockage d’au moins une semaine de cette production ( 2,3 Twh )et la capacité de reconstituer le stock en une semaine, soit une capacité équivalente de substitution avec des fossiles Pour le stockage en éolien-solaire on peut imaginer qu’une surcapacité de 50% (soit 60 Twh)pourrait convenir avec 5Twh de stockage (difficile/ 50 Mt de batteries Li –ion ou 150 Mt de batterie plomb – réserve mondiale de plomb : 130 Mt !)il faudrait  alors prévoir 150 Twh en éolien et 30 Twh en photovoltaïque. Pour la substitution il faudrait installer 90% de la capacité en centrale au gaz de rendement 60%donc une capacité de 108 twh correspondant à 9Mtep qui ne fonctionnerait qu’à mi temps pour donner 4,5Mtep d’électricité et consommer 7,6 Mtep de gaz . L’interconnexion des réseaux à l’échelle européenne peut permettre de diminuer ces quantités en lissant les effets de l’intermittence sur une plus vaste zone géographique .

 

Ci dessous un diagramme montrant le gisement de ressources possibles dans la gestion de l’énergie

Source P Radane ancien directeur de l’Ademe

Aux deux niveaux : transformation et pertes à la consommation, on peut améliorer les rendements de 5 à 10% et récupérer de la chaleur utile et donc diminuer d’autant la consommation d’énergie primaire .

 

Quelles possibilités pour réduire notre consommation énergétique ? Conséquences sur l’activité économique, l’emploi ?

Voici une première approche globale sur des données de 1995 et à cet horizon technologique :

 

France

kep/habitant (*) moyenne 1995

kep/habitant meilleure techno disponible

Commentaires

kg C/habitant meilleure techno disponible (+)

Habitat

845

360

-

170

dont confort thermique

740

300

ens. du parc aux normes bât. neufs

170

dont electroménager

35

25

meilleurs équipements 1995

-

dont produits bruns

70

35

optimisat° des systèmes de veille

-

Tertiaire

505

250

-

100

dont confort thermique

415

200

mêmes normes que l'habitat

100

dont usages spécifiques

90

50

optimisation veilles

-

Alimentation

360

250

50% de gains sur froid et cuisson

130

Industrie

775

580

-

270

dont production intermédiaire

625

450

eco-prodécés & recyclage

190

dont biens d'équipt & conso

150

130

-

80

Transports

805

450

-

400

dont personnes

490

250

voitures 4 l/100 & 13.000 km/an

230

dont marchandises

315

200

réduct° puissance camions, TR...

180

TOTAL

3290

1890

-

1070 (**)

Une France équipée systématiquement des meilleures technologies de 1995 (y compris pour les parcs de logement). Source : Les défis du long terme , Commission énergie 2010-2020, Commissariat général du Plan

(*) kep signifie kilo équivalent pétrole ; 1 kep = 11,6 kWh.

(+) il s'agit du nombre de kg équivalent carbone émis pour chaque usage en moyenne pour un Français utilisant les meilleures techniques disponibles.

(**) en 1995 les émissions de CO2 sont de 1900 kg équivalent carbone par habitant

On voit que la consommation carbone peut être divisée par 2 avec plus d’efficacité technologique dès aujourd’hui ; à l’horizon 2050 une deuxième division par 2 doit se faire grâce à la poursuite de l’efficacité technique et énergétique (cogénération, réseau de chaleur, recyclage…) , à l’utilisation accrue des Enr et à de gros efforts de sobriété et d’organisation (transports collectifs, urbanisme, relocalisation des économies, taxation des émissions carbone et fixation de quotas… ).

 

   Il paraît fort intéressant d’avoir aussi une estimation des émissions  individuelles de co² qui permettra

 de mieux cerner le niveau des efforts à consentir et de mieux percevoir dans le quotidien la présence de ce fameux CO² inodore, incolore, et sans saveur !

 

     Nous allons calculer le bilan carbone pour une famille type de 4 personnes sur un an logés dans 100m² avec un niveau  « standard » de consommation : 1 voiture essence 6cv ,chauffage gaz ou fioul ,rarement l’avion , niveau standard d’achat d’objets ou services ; on trouve une émission totale de 7300 kec dont 1300 pour la nourriture, 2100 pour la maison, 1270 pour les transports et 3500 pour la consommation d’objets et services divers soit une moyenne de 1820 par tête.

 

           Pour une personne seule logée dans 50m²chauffés au fioul, une voiture essence 5cv, 15000 km, consommateur moyen, on trouve une émission de plus de 3200 kec dont 1400 pour la vie domestique, 1150 pour les transports, 860 pour les objets manufacturés et services .

      Ces deux exemples montrent bien que les objectifs de réduction du co²  ne pourront se faire sans une double implication : celle du consommateur qui doit responsabiliser son attitude individuelle (isolation, sobriété, petite voiture, transport collectif,… mais cela ne peut suffire), celle des pouvoirs publics qui doivent diminuer la part des énergies fossiles, établir des plans rigoureux de baisse des émissions de carbone dans tous les secteurs de l’économie et impulser des politiques fortes d’urbanisme et de transports .Cela ne se fera pas sans un engagement très fort du mouvement social pour aiguillonner les politiques et sensibiliser la population aux enjeux réels car il faut bien reconnaître que la démarche va à rebours des appétits présents de consommation et de croissance !

 

     Quel peut être l’impact sur l’économie et l’emploi ?

Le système capitaliste actuel fonctionne sur le mythe de la croissance indéfinie, pour un nombre plus grand en période normale, pour une classe de privilégiés en périodes de crise, le chômage, l’exclusion étant alors des facteurs de régulation .On a donc plus à craindre de l’inéluctable crise énergétique à venir que des mesures destinées à amortir les effets de cette crise !

L’idéal serait bien sûr de sortir de ce système ; mais il n’en resterait pas moins à programmer toute une série de mesures pour sortir de ce cycle infernal de consommation effrénée . Le premier impératif est d’abord le choix énergétique qui conditionne ensuite le potentiel et les modes de production de l’économie : quantifier les parts de renouvelables et de nucléaire ; le deuxième est de programmer pour les secteurs industriels des calendriers cohérents de réduction des GES ; le troisième est de définir des plans d’urbanisme, d’aménagement du territoire, des normes d’habitat compatibles avec ces objectifs ; le dernier , enfin consiste à mettre en place une éducation à la sobriété et à la responsabilité énergétique pouvant aller jusqu’ à des quotas carbone individuels (le projet existe en Angleterre : DTQs « domestic tradable quotas act » ) .Le premier de ces impératifs ne peut que stimuler l’économie de par les investissements nécessaires, le second se heurtera aux différents groupes patronaux, le troisième se verra confronté à de lourdes contraintes financières tant au niveau des pouvoirs publics  qu’à celui des particuliers mais il induira de l’activité économique, enfin, le dernier est en totale opposition avec la logique productiviste des acteurs économiques et ne peut que conduire à minimum à une forte modération de la croissance et de l’emploi (que deviennent les secteurs de la publicité, de l’emballage, des produits jetables, de l’automobile réduite à sa seule entrée de gamme etc… ?)

  

Le système ultralibéral actuel pourra-t-il traiter cette crise autrement que par les prix et l’exclusion (comme pour le logement et le chômage) ?

       Les mesures nécessaires pour éviter une crise énergétique et climatique majeure nécessitent des politiques volontaristes impliquant un renforcement du pouvoir  de l’état sur l’économique, c’est à dire l’inverse de la situation actuelle .Tous les experts consultés lors du débat sur l’énergie ont fait observer que le règlement de la question énergétique, et de l’électricité en particulier, était rendu plus difficile dans un contexte de déréglementation et de libéralisation .(il suffit pour s’en convaincre de citer les difficultés rencontrées par le réseau électrique des USA ).

          La logique financière actuelle ne ferait que poursuivre son entreprise –déjà, largement entamée-de maîtrise guerrière des approvisionnements, d’exclusion (c’est la loi du marché mondial !) de l’emploi, puis du logement, puis de l’énergie et de la nourriture (restos du cœur ?) en émaillant tout cela de quelques discours sur le commerce éthique, le développement durable et les certificats d’émission de GES négociables en bourse .La redoutable conjonction « crise de l’énergie+guerre contre le terrorisme » permettrait de creuser encore plus les inégalités de tous ordres .

        Plus que jamais la gauche antilibérale apparaît comme étant la seule alternative possible à condition d’avoir le courage de bien analyser les difficultés à venir et de proposer des solutions privilégiant le lien social par rapport à la consommation sauvage.

 

Que peut être une économie vertueuse pour l’environnement et l’humain ?

Que peut on faire dès maintenant ?

    L’économie de demain devra progressivement favoriser le recyclage, la durabilité et la réparabilité des objets manufacturés et donc abandonner à terme la production d’objets jetables et d’emballages inutiles –le résultat devrait être neutre en emploi et bénéfique en matière et énergie .Elle devra également se relocaliser pour éviter tout transport inutile et tendre à l’efficacité énergétique maximale

(norme HQE) Elle devra  se rapprocher du « consommacteur », se décentraliser voire s’autogérer et pour les petites structures rechercher le plus possible l’autonomie énergétique avec les Enr les mieux adaptées .Le secteur tertiaire doit privilégier le télétravail et les unités décentralisées .

     La politique d’aménagement du territoire doit impérativement articuler urbanisme et transport et privilégier les axes ferroviaires, les voies d’eau, le transport maritime et les transports en commun.

Elle recherchera pour les bâtiments une haute qualité environnementale (HQE), plus d’autonomie énergétique (photovoltaïque, solaire, réseaux locaux de chaleur, cogénération) et un taux d’utilisation optimal (taxation des surfaces excessives et des résidences secondaires).; Des systèmes souples de covoiturage ou de taxis collectifs peuvent être mis en place ; pour les activités de loisir on doit trouver des synergies de moyens dans le cadre collectif de clubs, associations ou prestataires de service publics ou privés .La culture et les médias ne devront plus rester entre les mains des marchands et des publicitaires.

    L’agriculture doit s’orienter vers le secteur bio et donc économiser beaucoup de pollution et d’émission de GES ; elle doit le plus possible valoriser les résidus de culture et la biomasse et au minimum fonctionner en autonomie énergétique complète .

   L’enseignement doit jouer un rôle essentiel en sensibilisant la nouvelle génération à ces enjeux planétaires et en formant des citoyens responsables et solidaires . C'est le seul moyen pour que l'humanité prenne conscience en tant qu'espèce de sa responsabilité et de son rôle dans l'écosystème. Le problème incontournable de la pression démographique doit pouvoir être clairement posé et débattu sans aucun tabou.

   Ces pieux objectifs ne se profilant que dans un avenir plus ou moins lointain, nous pouvons dés maintenant agir dans le bon sens .

            Dans l’étude des consommations  d’un ménage on peut distinguer trois secteurs :

     Champ domestique : on peut dans le secteur alimentaire gagner quelques 10 à 20% en préférant volailles et porcs aux bovins et surtout aux veaux, en diminuant les surgelés, en évitant les produits exotiques ou hors saison et en consommant bio et cela sans coût ni effort ; pour le chauffage il ne coûte rien de perdre un à deux degrés avec un bon tricot de laine ou de fermer le soir volets et rideaux, on peut sans tomber dans la crasse noire espacer quelques douches et éviter quelques bains ;on peut économiser prés de 15% d’électricité en débranchant les appareils électroniques à veille (tv, ordinateurs, hi fi, décodeurs, …),en utilisant des ampoules basse consommation et en n’oubliant pas d’éteindre les pièces vides .

      Côté transport si on utilise moins sa voiture (transports en commun , covoiturage) et si on pense à en  choisir une plus petite on peut gagner facilement 30% (entre une 7cv –15000km et une 4cv-13000km) et encore plus si on pense à réduire sa vitesse de quelques % ;pitié ! évitez les voiture climatisées qui elles augmentent largement les émissions de GES .

     En ce qui concerne les services nous ne pouvons rien sur tout ce qui relève des infrastructures ou des grands secteurs de l’économie et qui actuellement représente un coût carbone d’au moins 500 kec/an/personne ; mais nous pouvons agir sur notre consommation d’objets manufacturés en privilégiant l’utilité, la durabilité et la réparabilité, en évitant les emballages inutiles, les jetables et les gadgets ;dans ce domaine les économies possibles sont de l’ordre de 50% .Enfin pour ne pas tenter le diable , évitez de regarder la pub à la téle et sensibilisez le plus de monde autour de vous à cet avenir climatique bien incertain !

     Avec quelques investissements on peut améliorer l’isolation de son logement, installer un chauffe eau solaire ou un chauffage au bois ou une pompe à chaleur ou pour 10000 € produire environ 4000 kwh sur un toit solaire photovoltaïque . Avec plus d’implication on peut essayer d’inciter sa municipalité à se lancer dans un projet d’ENR et de réduction de GES !

     Ce sera toujours mieux que de ne rien faire et on pourra affronter l’avenir sans regrets.

 

A titre indicatif et très virtuel on peut proposer ci-dessous deux exemples de scénario énergétique pour la France à l'horizon 2050 sans nucléaire et avec nucléaire. Les investissements pour la production d'électricité sont calculés sur la base suivante :

Investissement pour 1Gw   production en TWH
  nucléaire 1,7G€   7,5  
  éolien 1 G€   2  
  gaz 0,5 G€   7,5  

on n'a pas fait les calculs pour le photovoltaïque et la géothermie ni pour les autres investissement nécessaires pour la transition énergétique ( par exemple 12 G€/an pour isoler le parc immobilier...).

Double impasse. suite
Double impasse. suite
Tag(s) : #éco-transition